Aujourd’hui, j’ai eu l’occasion d’aller jeter un oeil à l’exposition The World of Tim Burton à Genk – avec mon amoureuse habillée de circonstance en mode « Beetlejuice » : robe à lignes noires et blanches, boucles d’oreille scarabées, cheveux roses – Forcément – et d’y flâner un bon moment, la fin de matinée en semaine étant le moment idéal pour aller découvrir les œuvres exposées dans le calme.

Des dessins, des peintures, des figurines

Et on fait tourner les serviettes

L’expo est composée de pas mal d’œuvres, et il faut compter deux heures, voire deux heures et demie, pour tout voir tranquillement, sans se presser. La première partie inclut surtout des dessins et des peintures, mais aussi une série de figurines et quelques sculptures. Les supports sont variés –  et entre nous, je ne peux m’empêcher de préciser que (attention, spoiler) la collection de serviettes de restaurant gribouillées est assez impressionnante (et témoigne d’un attrait certain de l’auteur pour le Ritz, à Paris).

La deuxième partie, à l’étage, continue sur la même lancée, avec quelques mises en scène sympa, mais aussi des photographies, et des films (clips musicaux, courts métrages, etc) de l’univers de Tim Burton. Une salle vous permettra même de découvrir les débuts de l’auteur, avec quelques dessins et projets issus de ses études et quelques unes de ses premières œuvres.

Du bon, du brut

Mais pas de truand.

Si l’exposition en elle-même et les œuvres de Monsieur Burton valent certainement le détour, il faut quand même souligner que le lieu choisi (le C-mine de Genk) est absolument incroyable, et vaudra à lui seul la peine de faire un crochet par cette partie de la Flandre. Comme le nom l’indique, il s’agit d’un ancien complexe minier, dont le charme « steampunk » est plus qu’appréciable – vieilles machines énormes, baies vitrées majestueuses, le tout parfaitement rénové. Un régal.

Autre régal, le « Burton Café », dont la décoration est inspirée du film Big Fish, et qui propose quelques (petits) plats agréables et bien préparés, ainsi que de délicieuses eaux aromatisées. Je recommande vivement le chili (con carne ou végé), bon et copieux.

Par contre, nous sommes sortis un peu déçus par l’exposition en elle-même. Non pas que les œuvres choisies n’étaient pas à la hauteur, mais on aurait aimé quelque chose de plus… immersif. De la musique, des jeux de lumière et d’ombres, quelques pièces entièrement décorées « à la Tim Burton » – et pourquoi pas, quelques œuvres plus imposantes – auraient été les bienvenus. Dommage.

Toujours est-il que si vous appréciez l’univers du monsieur, n’hésitez pas à y aller faire un tour : c’est sans aucun doute intéressant, et comme je le disais, l’endroit vaut le détour à lui seul.

Un conseil : réservez vos places par internet, et choisissez ainsi une tranche horaire calme, vous n’en apprécierez que mieux l’exposition.

  • Photo de présentation © Max Ernst Museum
Axel

Axel

Geek polyvalent à temps plein. Je code, j'écris, je clique. Une roue, deux roues, quatre roues - et deux pieds. Chanceux : J'aime ce que je fais, et je fais ce que j'aime.